Etiquetas

jueves, 8 de marzo de 2018

L'économie ne sera solidaire que si elle est féministe


Aujourd'hui, le 8 Mars nous nous arrêtons pour envisager une alliance qui prône un modèle socio-économique qui dépasse l'accumulation d'argent à tout prix dans le but ultime de l'existence et qui met les gens au centre, sur la base d'un des principes solidement établis.
L'économie sociale et solidaire et l'économie féministe multiplient les points de contact et d'échange depuis plusieurs années, partageant un engagement pour une économie qui recherche la durabilité de la vie sous d'autres paramètres.
Il s’agit alors de construire des alternatives pariant sur une économie solidaire et féministe, qui met au centre la vie des personnes et de la planète, au lieu des marchés et des processus d'accumulation.
Dans la recherche d'alternatives au modèle actuel de la mondialisation néolibérale, l'ESS fournit diverses initiatives socio-économiques qui fonctionnent avec une autre logique que celle concurrentielle de la logique du marché, offrant une autre manière de fonctionner basée sur la réciprocité, la solidarité et la coopération, mettant la nature au-dessus du marché et des bénéfices financiers.
C'est précisément là où l'un des plus grands potentiels de l'ESS  contribue au projet féministe de construire une société non sexiste et patriarcale et de prévoir un espace pour les pratiques économiques alternatives. C’est un laboratoire où s’expérimente de nouvelles façons de faire qui a un énorme potentiel pour favoriser l'accès des femmes à un travail rémunéré décent et non précaire ainsi que des formes d'organisation moins hiérarchisées et plus horizontales.
L'économie sociale en dialogue avec l'économie féministe ouvre des possibilités de surmonter la fragmentation entre les concepts de production et reproduction des modèles de société ou entre la politique et l'économie.  Cela rappelle aussi à l'ordre du jour de l’ESS des questions comme l'interdépendance ou la crise des soins à la personne, ouvrant ainsi beaucoup de points de dialogue et de travail à court, moyen et long terme.
Nous croyons que le mouvement de l'ESS contribue au projet féministe : parce qu'il n'y aura aucune proposition alternative pérenne sans transformer les relations de pouvoir et d'inégalité entre les femmes et les hommes ; parce que la meilleure recette pour sortir de la logique capitaliste passe par retrouver l'importance des personnes, de la bienveillance et des soins ; parce que si nous ne remettons pas en question les structures de domination et d'oppression envers les femmes, nous perdrons toute notre capacité de transformation.  
Johanna HARIRI
Mundo Leal